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Quand et comment bien planter un arbre ?

Publié le : 15/11/2018 11:21:58
Catégories : Plantation

Les arbres : des êtres vivants à respecter

Les arbres sont des êtres vivants qui pour la plupart des espèces, ont une longévité supérieure à la nôtre.
Des specimens de chênes, ou de tilleuls de plusieurs centaines d'années ne sont pas si rares en France...
Et à l'échelle mondiale, certains individus ont même des milliers d'années au compteur, et jusqu'à 80000 ans pour la colonie Pando (un groupe de peupliers issus d'un même système racinaire, et se développant donc sur la même base génétique depuis une éternité !).

Magnifique olivier séculaire avec un tronc impressionnant

Il est donc important de soigner leur plantation, car ils vont accompagner notre existence pendant de longues années !
Et planter un arbre, c'est vraiment faire un geste pour la planète... et pour le genre humain, car notre survie dépend de la leur...

Il faut donc respecter ces différentes étapes pour mettre toutes les chances de reprise de son côté :

  1. Quand planter les arbres ?
  2. Comment choisir une espèce adaptée ?
  3. Quel emplacement pour son arbre ?
  4. Matériel et fournitures
  5. Comment bien planter son arbre

1 Quand planter les arbres ?

L'époque de plantation est fonction de différents critères :

  • d'une façon générale, il vaut mieux planter à l'automne (octobre, novembre) : la terre est chaude suite à l'été (il y a un effet d'inertie, le sol refroidit moins vite que l'air... par contre au printemps, c'est l'inverse, il se réchauffe moins vite que l'atmosphère ambiante) ce qui favorise le développement des racines, il pleut (en général) à cette époque, ce qui limite la corvée d'arrosage (attention, il faut une vraie pluie, quelques millimètres n'arrosent rien du tout !) et l'arbre résistera donc mieux au stress de l'été suivant car il aura déjà pu commencer à développer son système racinaire
  • mais dans le cas d'espèces peu à moyennement rustiques, il vaut mieux les planter au printemps pour leur éviter d'affronter à affronter l'hiver dès le départ; il faudra alors bien arroser durant tout l'été et ne pas hésiter à protéger tout de même les racines en paillant abondamment avant l'hiver
  • les arbres achetés en conteneurs pourront être plantés quasiment de septembre à avril, en évitant toutefois les périodes de gel
  • en revanche, ceux achetés "racines nues" ne sont disponibles qu'en arrêt de végétation car le stress serait trop grand s'ils étaient encore en sève

Plantation d'arbustes et arbres

2 Quelle espèce choisir ?

L'achat d'un arbre est souvent lié à un coup de coeur... et c'est tant mieux !
Tous les goûts sont dans la nature, dit-on, et c'est vraiment le cas.
A chacun de choisir parmi la gamme proposée, non seulement dans les jardineries, mais aussi chez les pépiniéristes qui pratiquent la vente au détail, et même dans les pépinières de collection pour celui qui souhaite sortir des sentiers battus.
On y trouve des raretés pas forcément plus difficiles à élever que des espèces courantes...

Il faut néanmoins tenir compte de différents paramètres pour affiner son choix :

  • le climat : il faut que l'arbre résiste à l'hiver (voir notre article sur les zones climatiques), mais aussi à l'été (période d'éventuelle sécheresse de l'air et du sol); d'autre part, une espèce peut résister au froid mais ne pas avoir suffisamment de chaleur l'été pour fleurir (cas des Lagerstroemia qui certaines années donnent peu de fleurs en zone nord)
  • le type de sol : vu le volume d'un système racinaire d'arbre, il est assez illusoire d'espérer pouvoir "tricher" comme avec un arbuste en constituant une fosse avec de la terre rapportée ; donc si votre sol est calcaire par exemple, éviter d'y planter des espèces acidophiles
  • la place disponible : la vitesse de croissance variable selon les espèces est cause de nombreuses erreurs de plantation, y compris de la part de professionnels; linéaire chez certains arbres qui poussent dès le départ, elle peut être faible chez d'autres qui ont besoin de d'abord s'établir en développant un pivot ou un système racinaire important, avant finalement de se mettre à pousser vigoureusement... de la même façon qu'on n'achète pas un Saint-Bernard pour vivre dans un 2 pièces-cuisine, on ne plante pas un Cèdre du Liban ou un Ginkgo dans un petit jardin de ville... ; la bonne nouvelle,c'est qu'en cherchant un peu, on peut trouver au sein d'un genre (ex : Aesculus, les marronniers) une espèce moins vigoureuse que le grand classique (en l'occurrence le marronnier d'Inde, Aesculus hippocastanum, qui dépasse allègrement les 25 m de haut, peut par exemple être avantageusement remplacé par l'A. carnea 'Briotti' à fleurs rouges, beaucoup moins grand)

Marronnier à fleurs rouges

3 Le bon emplacement : comment choisir ?

La place disponible pour la partie aérienne est un facteur parfois limitant, mais il ne faut pas oublier de laisser suffisamment de volume pour les racines.
Une barrière racinaire peut toujours être installée à la plantation pour protéger une canalisation par exemple, mais si l'arbre est vraiment trop près d'une place de parking bitumée, voire même des fondations de la maison, à terme, ce sont de gros ennuis en perspective...

D'un point de vue purement agronomique, il faut se soucier des situations ventées, que n'aiment pas certaines espèces, ou qui peuvent casser des branches et risquer ainsi de blesser quelqu'un.
L'insolation est aussi un facteur à considérer, notamment pour tous les arbres à feuillage panaché, plus sensible au soleil.
La profondeur de sol disponible est évidemment importante, surtout pour les espèces à racine pivotante qui vont s'ancrer ainsi dans le sol. Si celui-ci ne mesure que 60 cm et repose sur une couche de calcaire dur, mieux vaut opter pour des arbres à système fasciculé (plutôt horizontal).

Enfin, il faut considérer l'esthétique, le rendu final. Jouer avec les contrastes de feuillages, la couleur bien sûr (vert plus ou moins foncé, bleuté, pourpre, panaché de blanc ou jaune, doré...), mais aussi la forme (plus ou moins découpé) et la dimension des feuilles (de quelques centimètres à plusieurs dizaines de cm).
La floraison peut aussi être spectaculaire chez certains arbres... à condition d'être visible. Par exemple, le tulipier de Virginie a une floraison magnifique mais très haute sur l'arbre; le Paulownia tomentosa se couvre lui de magnifiques fleurs bleues... qui se confondent avec le ciel. Ces 2 arbres gagnent donc à être plantés en bas de pente ou de talus pour pouvoir être contemplés de haut...

Paulownia tomentosa en fleur sur fond de ciel bleu

4 Quel matériel et fournitures pour planter un arbre ?

Le matériel de plantation consiste essentiellement en une bonne bêche, ou un louchet. La bêche étant plus adaptée au bêchage du sol (potager par exemple, ou pour implanter un massif de fleurs), le louchet est un outil plus renforcé, utilisé par les professionnels (pépiniéristes). Attention, plus votre sol est lourd (argile, ou pire, glaise), moins le fer devra avoir de surface sous peine de vraiment peiner à la tâche !
Prévoir éventuellement des gants pour se protéger les mains, ainsi qu'une paire de bonnes bottes.

Côté fournitures, de la corne apportée au fond du trou de plantation apportera de l'azote organique à libération lente, idéale pour accompagner le développement de l'arbre les premiers mois.
Choisir de préférence une granulométrie moyenne pour prolonger la libération.
Il est aussi possible d'incorporer dans le trou de plantation un amendement organique pour enrichir le sol, ou un engrais organique (qui contrairement à la corne qui n'apporte que de l'azote, alimentera aussi les racines en potasse et en phosphore).

Il faut un tuteur d'une longueur et d'un diamètre proportionnés aux dimensions de l'arbre, et traité au moins classe 3 si c'est du pin (il tiendra 2 ou 3 ans, le temps que l'arbre s'installe et n'ai plus besoin de tuteur).
L'attache au tuteur sera de préférence un lien spécial en caoutchouc, capable de s'étirer pour ne pas étrangler l'écorce lors de la croissance du tronc (de temps à autres, il sera néanmoins nécessaire de désserrer le lien).
Enfin, un paillage organique (type coques de cacao, chanvre ou miscanthus) permettra de garder une humidité au pied de l'arbre tout en évitant la pousse d'herbes indésirables. C'est très recommandé pour de nombreuses espèces (Magnolias, par exemple).

Engrais organique bio universel

5 Comment bien planter un arbre ?

Le secret est essentiellement dans la taille du trou de plantation. Plus votre terre est dure et compacte, plus il faudra faire un gros trou (80 cm de fond sur 80 cm de diamètre, voire plus !). C'est très pénible mais malheureusement indispensable. Dites-vous bien que si vous avez du mal à rentrer dans la terre avec le fer de votre outil, les racines peineront aussi.
Si vous vous contentez d'un petit trou les racines vont rester à l'intérieur, et l'arbre n'arrivera pas à s'ancrer suffisamment, ni à s'alimenter correctement, faute d'avoir développé suffisamment de surface d'échange avec le sol.

Si la terre est dure au fond du trou, défoncer celui-ci à la pioche ou à la barre à mine pour éviter de laisser une surface lisse impénétrable par les racines.
Même chose pour les parois, en aucun cas il ne faut constituer un cylindre lissé !
Incorporer ensuite du terreau de plantation en le mélangeant avec la terre d'origine. Ceci évitera que celle-ci se recompacte dès que le sol se sera retassé.
En conditions difficiles, on peut aussi favoriser la reprise en utilisant un stimulateur racinaire type Osiryl, ou opter pour du terreau Orgasyl, enrichi en engrais et en Osiryl.

Terreau bio Orgasyl spécial plantations d'arbres

Placer un tuteur (d'un diamètre évidemment supérieur à celui du tronc) du côté du vent dominant et l'enfoncer à la masse (mouiller le sol avant pour faciliter l'enfoncement).
Commencer à reboucher le trou avec la terre d'origine et s'arrêter pour pouvoir positionner l'arbre.
Si celui-ci est en conteneur, il faut supprimer d'un coup de louchet la fine pellicule de racines qui s'est formée au fond du pot (les racines seront ainsi obligées de repousser en s'enfonçant dans le sol).

Si l'arbre est en racines nues, bien remplir les espaces autour de celles-ci avec la terre (éventuellement en ajoutant du terreau, si la terre est trop grossière).
Le danger pour l'arbre est que les racines restent à l'air; pour favoriser le bon contact de la terre avec celles-ci, il faut "tasser à l'eau".
C'est à dire arroser en quantité (2 ou 3 arrosoirs, voire plus selon la taille du trou et l'humidité d'origine du sol) pour bien faire descendre les particules de terre entre les radicelles.
Il est aussi recommandé de "praliner" les racines, c'est à dire de les enduire d'un mélange de terre et de matières organiques qui va faciliter la reprise.
Il existe des pralins tout faits, il suffit de prévoir un grand seau souple pour diluer celui-ci dans de l'eau et faire tremper la base des arbres.

Fixer ensuite le tronc au tuteur, en laissant un peu de jeu (il a été prouvé scientifiquement qu'un tronc pouvant bouger au vent déclenche un mécanisme d'ancrage de la part de l'arbre : il développe plus de racines pour se défendre).

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