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Comment tailler les arbustes caduques ?

Publié le : 05/02/2018 16:12:58
Catégories : Entretien

Pourquoi tailler les arbustes ?

Il existe des traités entiers sur l'art de la taille mais qu'on se rassure, on va faire simple ici !
Le but n'est pas de théoriser mais de vous donner quelques conseils pragmatiques pour obtenir un beau résultat.

En résumant, la taille vise 3 objectifs, qu’on peut classer ainsi par ordre de préoccupation prioritaire du jardinier néophyte (inverser l’ordre pour le jardinier confirmé !) :

  1. limiter la place prise par le végétal
  2. équilibrer la forme de la plante et agir sur son aspect visuel et décoratif
  3. renouveler le bois et permettre à de jeunes pousses d’émerger

1/Limiter le développement des végétaux 

Commençons par un cas particulier...mais néanmoins très répandu : les haies formées (taillées).
C'est probablement le seul exemple - avec l'art topiaire - où le végétal est quasiment considéré comme un matériau à sculpter, plus que comme un être vivant.
Dans le cas des haies, l'ensemble prime sur l'individu alors que c'est en général l'inverse pour les topiaires.

Jardin à la française avec haies taillées

Si les jardins à la française vous font rêver, ou si plus prosaïquement, vous souhaitez vous protéger des regards, il faudra donc planter suffisamment serré pour pouvoir constituer un mur végétal.

Le choix des végétaux serra ici primordial : on gardera en tête par exemple, côté persistants, que le thuya est un arbre de forêt capable d'atteindre des dimensions bien trop importantes pour cet usage...
En revanche, côté caduques, l'avantage est de pouvoir tailler sévère sans que la plante se dégarnisse si on choisit une espèce adaptée à cet usage.
Ainsi des charmes, ou même des hêtres, qui sont pourtant des grands arbres, peuvent être maintenus dans des proportions raisonnables.

L'outil de prédilection sera ici la cisaille, qu'on choisira robuste, à lames larges et munies de crans sur le départ, capables de sectionner des branches de petit diamètre.
Evidemment, il vaut mieux tailler fréquemment.
Bon à savoir : il existe des modèles de cisailles télescopiques bien adaptées à la taille de haies hautes.

Végétaux forme nuage et tailles en topiaires

Dans le cas de topiaires (plantes taillées selon un gabarit précis : sphère, hélice, forme d'animal...) ou de conifères en forme nuage, très prisés dans les jardins japonisants (photo ci-dessus), il vaut mieux privilégier la précision à la puissance, et opter pour une cisaille légère et à lames fines.

Cisaille à haie Bahco PG 56 F pour topiaires
Dans les autres cas, c'est à dire ceux où l'arbuste est un sujet isolé, ou planté dans un massif, voire en alignement (haie "libre"), l'outil à utiliser sera le sécateur.
Le jardinier confirmé est généralement patient et sait donc quelle place réserver à ses arbres et arbustes.
Le néophyte plante parfois sur un coup de coeur (et on ne va pas l’en blâmer, le jardin doit rester un plaisir !) et se retrouve parfois après quelques années avec un géant encombrant.   

Donc première chose quand on plante, penser à laisser suffisamment de place... même un arbuste peut atteindre des dimensions importantes !

Lorsque mon voisin a planté son charmant arbuste à papillons (buddleia), il n’imaginait sans doute pas qu’il mesurerait aujourd’hui environ 2,80 m de haut sur 4 m de largeur !
Dans le cas d’un buddleia, pas de problème, c’est une plante qui supporte d’être rabattue sévèrement chaque année ce qui permet de la maintenir dans des proportions acceptables... mais ce n’est pas le cas de tous les arbustes...

Deuxièmement, si on décide néanmoins de planter “serré” pour obtenir un effet décoratif rapide, ne pas attendre que l’arbuste pose problème pour le tailler.
Au contraire, chaque année, effectuer une taille légère (on verra ça plus en détail dans le point 3).
Sinon, la plante va se dégarnir au fil du temps et en général, une ou quelques branches prennent le dessus sur les autres et vont pousser vigoureusement, en déséquilibrant l’ensemble.
Si vous cédez à la tentation de supprimer ces pousses dès la base, vous risquez de favoriser un rejet encore plus vigoureux !

2/ Equilibrer la forme et l'aspect visuel de la plante

Sans forcément chercher une perfection esthétique telle qu’une taille en forme “nuage” comme ci-dessous, l’intérêt de planter un arbuste d’ornement est quand même de pouvoir composer une jolie scène dans son jardin… 

Juniperus taillé en forme nuage

Un petit truc dès la plantation : planter en orientant le côté le moins touffu de l’arbuste au soleil. 
De cette façon, il pourra se regarnir assez rapidement (1 à 2 ans), ça sera déjà un bon début...

Ensuite, comme on l’a vu précédemment, pour tailler régulièrement, n'ayez pas peur de tailler en végétation, sans attendre l'hiver.
De nombreux arbustes, surtout caduques, supportent une taille en vert, surtout si elle est légère.
C'est aussi beaucoup plus facile de se rendre compte de l'aspect final que lorsque l'arbuste n'a plus de feuilles !

Sans rentrer dans de grandes explications scientifiques, il faut savoir que la croissance des plantes – tout comme la nôtre – est liée à des mécanismes hormonaux.
Lorsqu’une branche se développe au détriment des autres, il se crée ce que les spécialistes nomment une dominance apicale (apex = sommet). C’est alors un véritable cercle vicieux, plus la branche domine, plus elle va monopoliser les hormones de croissance disponibles... et donc dominer.

Sécateur Felco 8 pour la taille des arbustes

Donc lorsqu’un déséquilibre apparaît, il faut sortir le sécateur et rabattre un peu (pas trop fort, sinon ça redémarre de plus belle) la branche concernée.
Le temps qu’elle redémarre, les autres auront pu pousser et réduire l’écart.
En procédant ainsi chaque fois que nécessaire, vous arriverez à réguler la répartition des hormones de croissance, et à obtenir un résultat harmonieux.

3/ lutter contre le vieillissement de l’arbuste

Chacun peut constater les conséquences d’une absence de taille :

  • l’arbuste va atteindre sa taille maximale (plus ou moins rapidement selon les espèces, mais en général plus vite qu'on ne le croit quand même !), qui peut poser problème, car tous les jardins n’ont pas la place d’accueillir des sujets de 3 m ou plus
  • il aura éventuellement une allure déséquilibrée, même si, heureusement de nombreux arbustes - comme par exemple les populaires Photinias à jeunes pousses rouges - adoptent d’eux-mêmes une forme régulière
  • surtout il va vieillir et se dégarnir de la base par manque de lumière.

Ribes sanguineum : groseillier à fleurs

Alors comment éviter cela ?

L’idée est donc de susciter la pousse de nouvelles branches chaque année pour éviter à l’arbuste de vieillir trop vite.
Pour cela, il faut que la lumière puisse arriver sans entrave au centre de l’arbuste... ce que permet la taille.

Concrètement, pour toutes les plantes communes type Forsythia, Weigela, groseillier à fleurs etc... on renouvellera par tiers - comme les sénateurs (!) – mais chaque année (pas tous les 3 ans !).
A partir de la troisième saison de végétation (et en repos de végétation) si votre arbuste a 6 ou 7 branches principales, vous couperez chaque hiver à la base (pour éviter de laisser de gros chicots) les 2 plus grosses.
Ceci permettra aux autres de mieux se développer (ça fait un peu mal au coeur la première fois, mais vu le résultat, on s’y fait vite).

Les branches taillées à la base redonneront de nouvelles pousses à partir des bourgeons axillaires, qui permettront de régénérer l'arbuste après 2 à 3 ans.
Entretemps, vous aurez à nouveau taillé les plus grosses branches pour refaire de la place aux jeunes.
Il suffit de raccourcir légèrement les branches restantes pour toujours avoir un arbuste de belle allure, et qui vieillira beaucoup moins vite qu'en l'absence de taille.

Schéma de taille des arbustes

Evidemment, pour une floraison printanière, vous procéderez de préférence après la floraison (taille en vert) ; l’avantage dans une taille d’hiver, c’est qu’on voit plus facilement où tailler car on n’est pas gêné par les feuilles.
Une fois éliminée ces 2 grosses branches, il suffit de tailler un peu la longueur des restantes. En procédant ainsi, vous aurez de bons résultats dans la majorité des cas, sans vous casser la tête !

Ce qu’il faut surtout éviter, c’est de tailler la longueur sans supprimer les vieilles branches, car en quelques années, vous obtiendrez immanquablement un superbe « balai de chiottes » qu’il vous sera très difficile alors de tailler, car chaque branche supprimée laissera un trou énorme...

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